Textes intégraux

Lundi 4 février 1 04 /02 /Fév 01:22

LES BRONZES FONT DU SKI


À LA GARE
Jean-Claude : s'il vous plaît, Monsieur ! Le train pour Bourg-Saint-Maurice, c'est où, c'est pas
affiché là ?
Le chef de gare : ça m'étonne pas, ici on est à Saint-Lazare !
Jean-Claude : Ben ! Ecoutez j'suis pas fou, sur mon billet (tenez), y'a écrit Saint-Lazare, c'est
mes yeux ou quoi ?
Le chef de gare : j'crois que ça doit être vos yeux !
Jean-Claude :Ah ! Ouais c'est mes yeux ! Ouais !


SUR LES PISTES
Popey : Allez, on suit Madame, les skis bien parallèles, un dernier petit virage, et on va s'arrêter
gentiment sur là crête... madame ? Madame Schmitt ?
Mme Schmitt : Oh secours ! Hier bitte !
Popey : Oh ! Merde ! ... madame ?
Mme Schmitt : aïe ! J'ai mal !
Popey : Oh ! Là, là, qu'est ce que c'est c'travail !


JÉRÔME REJOINT POPEY À L'HÉLICOPTÈRE
Popey : salut Jérôme ! Viens voir là, viens voir ! Dis rien, j'la connais pas, c'est pas d'ma faute,
j'étais pas avec elle, tu dis rien.
Jérôme : t'es vraiment le roi toi !
Popey : non, non, mais sans déconner, j'ai déjà assez d'emmerdes comme ça.
Jérôme : bonjour, mademoiselle !
L'infirmière : bonjour docteur !
Jérôme : bonjour madame !
Popey : tu vois c'est là, c'est l'genou là !
Jérôme : oui, ben je vois bien ça, ça m'a pas l'air bien méchant, hein ? Alors ?
Mme Schmitt : Aaaaah...!
Jérôme : c'est là que vous avez mal hein ? Bon, ben c'est rien du tout, c'est une petite luxation.
On va vous
remettre ça en place gentiment, pis ça va aller tout de suite mieux après hein... Vous êtes prête
Mademoiselle ?
L'infirmière : prête docteur !
Jérôme : ben, allez-y !
Mme Schmitt :Aaaaaah ! ! !
Jérôme : vous n'avez rien senti ?
Mme Schmitt : si !
Jérôme : ça, m'étonne ! Bon, écoutez alors Mademoiselle alfaquimotrexine, bandage très serré,
et pis alors aspirine si elle a mal aux dents.


JEAN-CLAUDE ARRIVE À L'HÔTEL
Jean-Claude : prenez les bagages, s'il vous plaît !
Le réceptionniste : très bien.
Jean-Claude : bonjour ! Excusez-moi, j'suis un peu en retard parce que j'ai été retenu à Paris
par une copine, une chieuse, enfin une histoire.
La réceptionniste : quel est votre nom ?
Jean-Claude : Jean-Claude et vous ? C'est Dus avec un D comme Dus.
La réceptionniste : c'est la chambre 14, j'vous accompagne.
Jean-Claude : ben, oui, mais moi j'suis très embêté parce que j'avais demandé expressément
une chambre double parce que j'aurais peut-être une copine éventuellement qui viendrait de
Paris, enfin si ça se trouve !
La réceptionniste : Ah ! Je suis désolé monsieur, mais on est un peu surchargé en ce moment.
Mais, enfin si vous me dites exactement à que lle date votre dame arrive, on pourra s'arranger ?
Jean-Claude :Ah, ben, oui, mais ça j'en sais rien parce que ça peut être ce soir, ça peut être
demain ou... pis, y'a pas qu'elle ? Vous par exemple qu'est-ce que vous faîtes ce soir ?


NATHALIE ET BERNARD ARRIVENT À LEUR HÔTEL
Bernard : Oh, il pouvait pas mieux se garer lui !
Nathalie : ça va, y'a rien chez nous !
Bernard : T'es sûre ?
Nathalie : oui, y'a rien !
Bernard : bon, ben tant mieux !Ah, bon, elle est pourrie, regarde ça.
Nathalie : te fatigue pas !.?
Bernard : et, ben justement.
Bernard : merci
Nathalie : j'ai pas vu, excuse-moi !Ah, j'suis crevée.
Bernard : bonjour, je suis Monsieur Morin, je viens chercher les clés de mon appartement, c'est
le numéro...
Nathalie : 205.
Bernard : 205.
Le réceptionniste : le 205... euh... le 205, y'a un petit problème, Monsieur, oui, les... les gens
d'avant sont encore là !
Nathalie :Oh, non !
Bernard : écoutez, c'est formidable, on est le 16, ça devrait être libéré depuis hier, non ?
Nathalie : Bernard, j'suis fatiguée, les jambes comme ça, j'en peux plus.
Bernard : bon, ma femme est fatiguée, c'est quel étage ? C'est quel étage ?
Le réceptionniste : le deuxième Monsieur.
Bernard : bon, allez viens.
Nathalie : J'suis fatiguée
Bernard : avance, puisque t'es fatiguée... Tiens c'est là, t'as une carte de visite ?
{Bernard sonne à la porte}
Bernard : bonjour, je suis Monsieur Morin.
Le type : oui, c'est à quel sujet ?
Bernard : c'est au sujet, Monsieur que vous êtes chez moi.
Le type : oui, je comprends mais, je vous prie de nous excuser, nous avons un peu de retard,
ma femme a été malade mais nos valises sont prêtes et on va s'en aller tout de suite.
Bernard : certainement, ma femme aussi a été malade dans la voiture, vous êtes en tort
monsieur, vous avez dépassé de douze heures, j'aurais bien pu arriver ici à 0 h 10.
Nathalie : on aurait pu être là à 0 h 01 si on avait voulu, j'suis fatiguée.
Bernard : excusez-moi, maintenant nous sommes chez nous Monsieur.
Le type : écoutez Monsieur, calmez-vous, comme nous sommes arrivés ici y' a quinze jours, on
a eu le même problème et on a pas fait autant d'histoires !
Bernard : si vous avez envie de vous laissez marcher sur les pieds, ça vous regarde, moi j'ai
acheté cet appartement du 15 au 30, si tout le monde dépasse d'une demi-journée qu'est ce qui
ce passe moi, l'année prochaine, je skis au mois de juillet !
Nathalie : non, mais t'énerve pas Bernard, ça sert à rien, on va les aider à sortir leurs bagages.
Le type : merci, beaucoup. Dépêche -toi mon chéri, dépêche-toi ! Merci.
Bernard :eh ! Oui, là y' a petit problème, j'ai l'impression que vous n'avez pas dû lire le
règlement, j'vous explique, nous sommes une quinzaine de copropriétaires à se partager cet
appartement, voyez, la décoration en général est supposée plaire tout le monde, par contre ici,
là, ce petit crochet c'est l'emplacement de la touche personnelle, voyez personnelle, vous
comprenez, alors je vois pas pourquoi je devrais supporter cette croûte. J'voudrais pas vous
chasser là, faîtes attention sur la route.
Le type : merci beaucoup.
La femme : merci au revoir.
Le type : merci beaucoup messieurs dames ! Au revoir.
Bernard : attendez votre sac, vous oubliez votre sac.
Le type : merci beaucoup, monsieur, merci !
Bernard : tu vas voir que bientôt ça va être de ma faute... La vie est une jungle.
Nathalie : Oh, m'en parle pas... On est bien chez sois quand même.
Bernard : Oh, oui, ah regarde !
Nathalie : quoi ?
Bernard : ils ont oublié leur scrabble, c'est déjà ça de gagné.
Nathalie :Oh non, Bernard, t'exagère là, on va leur rendre quand même... Eh ! Vous avez oublié
quelque chose.
Le type et la femme : merci beaucoup, merci !
Nathalie : de rien.


GIGI DANS SON RESTAURANT
Le type : Mademoiselle, s'il vous plaît !
Gigi : oui, Madame !
Le type :Euh... Qu'est-ce que c'est que la crêpe gigi ?
Gigi : et bien la crêpe gigi, c'est une fine couche de sarrasin saisie dessus dessous et parsemée
de pétales de roses tièdes... C'est délicieux !
Le type : Ah ! Oui certainement, je vais vous prendre une crêpe au "suc" avec une bière.
Gigi :Ah! non non non je m'excuse Monsieur mais nous ne faisons pas cela ici vous vous êtes
trompés d'établissement, vous avez toutes nos crêpes sur la carte..?
Le type : vous avez de la pâte, vous avez du "suc", alors avec la pâte vous faites une crêpe et
pis vous mettez du "suc" dessus.
Gigi :Ah, mais qu'est-ce que c'est qu'ce type là ! On croit rêver !
Le cuisinier : c'est vrai où c'est-y qui s' croit celui-là, tête de con !
Jérôme : bon, alors qu'on te revoit plus ici, hein ! Qu'est-ce qui s' passe ?
Gigi :Ah, ben c'est encore une crêpe au sucre !
Jérôme : ma Pépette va, qu'est-ce qu'elle me dit la Pépette.
Gigi : c'était quoi ton urgence ?
Jérôme :Euh, rien de grave, une luxation.
Gigi : Ah ! C'était qui ?
Jérôme : une suédoise
Gigi : la pauvre... sympa ?
Jérôme : très sympa, vraiment une superbe fille, tu vois bien roulée, excitante, et puis
intelligente en plus, je l'ai vu deux minutes mais j'ai senti qu'il y avait quelque chose qui passait.
Gigi : ben, écoute tant mieux pour toi si tu as passé un bon moment, hein, moi j'ai travaillé toute
la matinée et j'suis crevée enfin si ça t'intéresse bien sûr !
Jérôme : écoute ma chérie le prend mal.
Gigi : ne me touche pas, je ne le prends pas mal mais tu as énormément de chance de
rencontrer des gens formidables dans ton boulot, moi je me fais chier à servir ces têtes de con
qui m'demandent des crêpes au sucre toute la journée.
Jérôme : excuse-moi ma chérie, allez...


CHRISTIANE ARRIVE AU RESTAURANT
Christiane :Hello, coucou, c'est moi, c'est Christiane, Christiane l'esthéticienne !
Gigi : Christiane !Oh, mais c'est fou ça, mais t'as tellement changé, on t'aurait jamais reconnu !
Jérôme : oui, ben d'ailleurs on t'a pas reconnu hein !
Christiane : bonjour !
Jérôme : comment vas-tu ma grande ?
Christiane : bien, je vais bien... J'ai changé non ?
Gigi : c'est fou !
Christiane : oui, c'est l'amour, oh, je vis une aventure merveilleuse avec un homme admirable en
ce moment.
Gigi : tu... tu veux t'asseoir, euh, tu veux boire quelque chose, euh, un fond d'bol ?
Christiane :non ! Je suis passé en coup de vent, Marius m'attend dehors... là... Il est là.
Gigi : c'est le vieux... le monsieur là qui a un, euh, le, la toque sur la tête ?
Christiane : oui, c'est lui, c'est Marius mais alors je vous demande d'être discret parce que
Marius est marié.
Gigi et Jérôme : mince !
Gigi : c'est terrible tout ça.
Christiane : alors vous comprenez hein ?
Gigi et Jérôme : Ah, c'est sûr oui !
Christiane : mais je suis contente d'être là.
Gigi et Jérôme : oui et nous !
Gigi : t' es en pleine forme!
Christiane : bon aller je filoche hein, dis donc : motus.
Jérôme : compte sur nous.


NATHALIE, BERNARD, GIGI, JÉRÔME ARRIVENT AU MAGASIN DE SKI
Nathalie : et Popey qu'est-ce qui devient ?
Gigi : tenez-vous bien, il a plaqué sa femme du jour au lendemain pour aller vivre à Paris avec
une fille ; arrivé là -bas mais un fiasco épouvantable, la famille s'en est mêlée, la gamine l'a
largué, bref il est revenu au bout d'un mois, passe moi l'statement, la queue entre les jambes...
Seulement c' qu'il savait pas c'est qu'entre-temps ben sa femme l'avait remplacé.
Bernard : mais il travaille encore au magasin ?
Jérôme : oui, enfin non il a accepté de revenir travailler avec mais c'est l'autre type qui dirige.
Gigi : Oh, il a accepté, elle a été bien gentille de le reprendre.
Jérôme : Oh ! Gigi !
Bernard : en fait c'est un pauvre type quoi !
Jérôme : Oh, si tu veux en tout cas il est vachement sympa !
Gigi : ouh ! ouh!
Jérôme : et Popey regarde qui on t'amène là.
Popey : AAh ! Comment ça va ?
Nathalie : Oh ! Mais qu'il est beau, il est en pleine forme!.?
Bernard : on vient te donner notre argent.
Nathalie : ... et on est des clients sérieux.
Popey : ça pousse toujours ?
Bernard : bon, nous on est arrivé les mains dans les poches alors tu nous habilles de la tête au
pied.
Popey : bon ben on va commencer par les anoraks, ah oui j' vous présente ma femme Martine,
son cousin.
Nathalie : bonjour, euh, Martine.
Bernard : Messieurs, dames.
Popey : je t'expliquerai.
Bernard : dis donc c'est immense ici c'est à toi tout ça là ?
Popey : ben, c'est-à-dire que c'est à ma femme mais c'est comme si c'était à moi... Je
t'expliquerai...
Bernard : bon c'est tout simple tu nous donnes ce q u'il y a de mieux, faut pas lésiner.
Popey : bien en avant, en flexion vas-y... tu touches ou pas ?
Nathalie : j' touche avec le pouce.
Popey : et le talon ?, t'arrives à décoller l' talon ?
Nathalie : oui j'arrive à décoller l' talon !
Popey : mais non ! Mais non non non le talon, euh, dans la chaussure, à l'intérieur.
Nathalie : dans la chaussure, oui j'y arrive largement j'y arrive.
Le cousin : ben Popey faut lui mettre une semelle.
Popey :Ah ben oui faut lui mettre une semelle oui... oui par en dessous.
le cousin : c'est ça oui, dis-moi Popey l'atelier ça ferme à huit heures pas huit heures moins le
quart, pis tu me fileras un coup d' balai parce qu'hier c'était vraiment dégueulasse.
Popey :Aah... y ' m charrie tout le temps lui, il adore ça, il est comme ça, je t'expliquerai va.
Popey : et ben mes enfants j' crois que tout est là !
Bernard : oui, dit donc Popey, tu nous fais une petite ristourne là hein un petit dix pour cent.
Popey : pas de problèmes, je vais quand même leur demander mais enfin...
Bernard :Hein, il me semble que ça serait commerçant avec ce qu'on a pris.
Nathalie : c'est la moindre des choses.
Le cousin : NON ! ! !
Popey : bon ben... Ça va pas être possible, à cause de... enfin ça les arrange pas quoi, à cause
de l'argent, je t'expliquerai.
Popey : bon ben voilà ça fait ça...
Bernard :Ok, je prends un stylo.
Martine : vous avez une pièce d'identité ?
Popey : non, non mais c'est des amis !
Martine : justement !
Popey :Ah ,ah, je t'expliquerai va.
Bernard : ça va, te casse pas on a compris...


JEAN-CLAUDE REVIENT VOIR LA RÉCEPTIONNISTE
Jean-Claude : Dis donc je plaisante pas, j'ai absolument besoin d'une chambre double pour ce
soir.
La réceptionniste : très bien ça sera fait, pour demain matin, deux petits déjeuners au cas où
votre dame arri verait dans la nuit ?
Jean-Claude :Ah, ben oui, oui, oui.


SUR LES PISTES
Popey : bon Jean-Claude vas-y ... bon à votre avis quels sont les défauts principaux de Jean-
Claude ?
Gigi : il est raide comme un piquet.
Nathalie : et pis il plante pas son bâton.
Bernard : il est surtout très en arrière, hein.
Jean-Claude : attention, j'ai pris de la vitesse !
Nathalie : fais attention écoute, t' es pénible !
Jean-Claude : ça peut arriver, non ?
Popey : alors, nous sommes tous d'accord pour dire que Jean-Claude est nul.
Bernard et Gigi :Ah! ouais!
Popey : ben, figurez-vous que c'est le moins mauvais d'entre vous... Bernard par exemple quel
est le défaut principal de Bernard ?
Nathalie : il est égoïste.
Bernard : Oh ! C'est vrai, c'est très vrai !
Popey : rien à voir avec le ski, c' qui se passe, c'est que tu n' te sers que d'une seule jambe, j'ai
l'impression que t' as eu un accident, t' as des broches à l'autre quelque chose, non ?
Bernard : non !
Popey : alors ce que tu vas faire, tu vas retirer un de tes skis et tu vas voir que les deux jambes
sont utiles..?
Bernard : c'est complètement débile, j' vais me casser la gueule !
Popey : non mais je veux que tu le sentes.
Bernard : tu vas voir j' vais y arriver... Attention.
Popey : tu l'as senti ?
Bernard : oui j'ai bien compris là, j'ai bien compris!!
Popey : alors, toi Nathalie, t' es complètement en arrière, j'ai l'impression que tu veux pas skier.
Nathalie : non, c'est pas ça, c'est mes chaussures, elles font trop grandes... regarde... Là, c'est
serrée à fond là.
Popey :Ah ben oui, oui, ah oui peut-être t' auras intérêt à essayer une dizaine de pointures audessous,
toi, tu passeras au magasin.


AU TIRE-FESSES
Le type : J'y arriverais jamais là.
Bernard : mais si, c'est enfantin... Faut s' laisser tirer et puis faut surtout pas s'asseoir dessus
c'est tout.
Le type :Ah, bon alors, faut pas s'asseoir.
Bernard : non, non... là voilà... Non non non... Lâchez la perche maintenant, lâchez la perche !
Dégagez...
fais attention toi tu t' fais prendre la place.
Nathalie : eh ! Doucement, on est entre gens civilisés.
La fille : mais avancez Madame, enfin écoutez...
Nathalie : Bernard, j'arrive à rien dans ces chaussures, elles sont trop grandes, j' flotte dedans.
Bernard : y faut serrer les crochets.
Nathalie : ben oui, mais y sont serrés à fond.
Bernard: Bon, regarde moi et fait exactement ce que je fais... bon allez-y...hop... bon dégagez
là, dégagez…Oh ! faites attention, vous allez faire tomber tout le monde... Ça va ?
Nathalie : ben non, mes chaussures elles sont trop grandes, on aurait dû les bourrer avec du
papier journal ou quelque chose !
Bernard : t' es pénible, t' aurais pu t'en d'apercevoir avant... Après l' pylône là tu lâches la
perche!
Nathalie : j' peux pas, j' suis accroché à un truc.
Bernard : mais essayer de te dégager, fais quelque chose... ah!, bravo là, t'es vraiment la plus
adroite. Oh, merde!


BERNARD ET JEAN-CLAUDE EN BAS DES PISTES
Jean-Claude : Oh ! Bernard, je suis là !
Bernard : j'arrive... Je m' excuse... Tiens tu dînes avec nous ce soir ?
Jean-Claude : non, j' peux pas, j'ai un rendez-vous.
Bernard : Oh ! Avec qui ?
Jean-Claude : avec la patronne de l'hôtel... Je peux pas lui poser un lapin, ça serait dur, elle a
tellement
insisté quoi... et puis en plus je sens que ce soir j' vais conclure...
Bernard : tu m'aides pas là ?
Jean-Claude : non pas là non...
Bernard : tu sais que tu m'sidères Jean-Claude ça fait deux jours qu' t' es là et t' es déjà sur un
coup !
Jean-Claude : écoute Bernard, j'crois que toi et moi on a un peu le même problème, c'est-à-dire
qu'on peut pas vraiment tout miser sur notre physique surtout toi, alors si je peux me permettre
de te donner un conseil, c'est, oublie qu't'as aucune chance, vas-y fonce, on sait jamais sur un
malentendu, ça peut marcher... Bon, je vais prendre le télésiège faut que j'me change.
Bernard : t' as intérêt, oh! eh, magne -toi parce que ça va fermer les télésièges.


GILBERT SE TIRE AVEC LES SKIS À BERNARD
Bernard : Eh ! Vous là ! Oh Eh ! mes skis, faut pas s' gêner là...Eh, Eh il entend pas quand on lui
cause, c'est mes skis.
Gilbert : Oh, c'est les miens.
Bernard : ça m'étonnerait, y' a mon nom qu' est gravé dessus Bernard Morin, tu t'appelles
Bernard Morin, bon...
Gilbert : excusez-moi j'ai les mêmes... y sont là tiens...
Bernard : où ça ? Ah ouais ouais...
Gilbert : tiens...
Bernard : ouais ouais c'est les mêmes, c'est les mêmes saufs que les tient y sont vieux, alors tu
prends les neufs et tu laisses les vieux, remarque t'as raison pas vu pas pris à ta place j 'en
aurais fait autant.
Gilbert : Oh ! mais ça va pas non, tout le monde peut s' tromper.
Bernard : Ben moi j' peux m' tromper, tiens regardes, tiens j' me trompe en ce moment.
Gilbert : Mais il est fou ce mec !.?
Bernard : Voilà …
Gilbert : Eh, oh, mon ski, eh attention mon ski ! Oh !
Bernard : Pédoc…… Oh merde ! y tomberont pas plus bas …


QUAND LE SKI EST PASSÉ À ÇA DE LA GRAND-MÈRE
L'automobiliste : Ben moi tout c' que j' vois, c'est quand on sait pas skier ben on reste chez soi.
Gilbert : Mais c'est pas d' ma faute, c'est pas moi qui l'ai lancé.
L'automobiliste : pas vot' faute, pas vot' faute enfin, bon…
Gilbert : Mais c'est parce que j'me suis trompé de ski là haut.
L'automobiliste : Oh, écoutez ! c'est la faute à … c'est à qui ce ski ?
Gilbert : C'est mon ski !
L'automobiliste : Bon alors !
Gilbert : C'est pas moi qui l'ai …c'est pas d' ma faute
L'automobiliste : et pis regardez, écoutez, regardez c'est passé à ça d' ma mère... ça va maman
?
Gilbert : elle a rien.
L'automobiliste : ça va barder, et qui c'est qui va payer mon pare-brise maintenant ?
Jean-Claude prend le télésiège
Jean-Claude : Ah ! J'espère que ça va pas durer longtemps, j'vais être en retard moi !


CHRISTIANE FAIT DU SKI DE FOND
Marius : Cricri, tu vas finir par prendre froid.
Christiane : Mais écoute pour une fois que j' m' amuse laisse moi tranquille
Marius : Christiane ça suffit on rentre !
Christiane : Mais j'arrive écoute …arrête de m' commander c'est dingue ça
Marius : C'est bien, c'est bien ma grande c'est bien …
Christiane :Qu'est ce que ça m' plaît le sport !
Marius : tu fais des progrès
Christiane : Ah ! oui ,oh ben attend encore 5 minutes, je fais un aller retour.
Marius : Oh ! écoute.
Christiane : t'as vu comme j'ai fais des progrès !
Marius : Ah ouais, Ah ouais, Ah ouais…très bien, encore 10 kilomètres et on rentre hein.


BERNARD ET NATHALIE REVIENNENT AU MAGASIN
Le cousin : Dis moi Popey t'as l' compas dans l'oeil pour les chaussures !
Popey : Oui oui ben euh... t'es gentil c'est des clients. Ah ! celui là j' vous jure des fois il a un
humour pénible … allez essaye ça voir.
Bernard : Dis donc, Popey tu crois qu'on peut faire ça nous, une dépose en hélicoptère?
Popey : Oh ! ben ça c'est quand vous voulez ! vous voulez que j' vous organise ça ?
Bernard : On est assez fort ?
Popey : Tranquille !
Bernard : J' suis partant.
Le cousin : Popey ! viens voir un peu … y manque trente milles ?
Popey : Ah d'accord là, maintenant j'emprunte trente cinq c'est un vol, merci Martine merci la
confiance règne, j' vais t' dire si c'est comme ça j' préfère les remettre tout de suite, c'est pas
difficile.
Le cousin : Ouais j' préfèrerai ouais !
Popey : j' les ai pas sur moi … 5 minutes, vous avez 5 minutes là … Bon, les amis alors où est
ce qu'on en est ? ça va mieux là ?
Nathalie : Oui, ça va mais enfin c'est pas ça … c'est … y' a du jeu !
Popey : Ah, ben attends faut serrer là.
Bernard : ben oui.
Popey : Dis donc t'aurais pas 300 balles à m' passer là ça m' dépannerais… merci…allez, tu
vois t'as 2 grands crans pour serrer et puis après tu fais ça.
Bernard : tu les a pas serrés.
Popey : crochet par crochet.
Nathalie : Là ça va mieux, ça va mieux là déjà …
Popey : voilà et l' dernier …attends bouge pas ! il est dur…
Nathalie : Aaaaaargh !!!!
Bernard : ben q u'est c' t' as ?
Popey : c'est trop serré ?.?
Bernard : c'est trop serré, ben il faudrait lui retirer.
Popey : faudrait un tournevis ou un truc pour faire levier, tu vois ?
Le cousin : Popey, j' te préviens si tu les abîmes tu les payes !
Popey : oui, non mais c'est rien, c'est rien, ça va…non, mais t'es con, t'es con !!
Bernard : elle va s'y faire.
Popey : oui, j' préférais sinon on va foutre en l'air les chaussures, tu sais c' que tu vas faire, tu
vas les garder aux pieds comme ça …et puis petit à petit le mollet va se rétracter et puis tu
pourras les enlever facilement.


JEAN-CLAUDE SUR LE TÉLÉSIÈGE
{ Jean-Claude siffle }
Nathalie et Bernard à leur appartement
Bernard : Nathalie , tu viens t' coucher ?
Nathalie : j'en peux plus, j'en peux plus…j' vais dormir comme une masse.
Jean-Claude chante sur le télésiège
Jean-Claude : Quand te reverrais-je pays merveilleux tous ceux qui s'aiment, vivent à deux .
(Bis)


LA RÉCEPTIONNISTE RÉVEILLE JEAN-CLAUDE
La réceptionniste : bonjour !
Jean-Claude : Ah, bonjour, et dis donc vous m'avez pas attendu hier, parce que j'ai été retenu, j'
suis rentré à 3 heures du matin.
La réceptionniste : Ah, non, non, j'ai pas été skié finalement …vos 2 petits déjeuners…votre
dame n'est toujours pas arrivée ?
Jean-Claude : Hein ? non mais elle va pas tarder, elle va pas tarder…


BERNARD DESCEND LES ESCALIERS
Bernard : Oh! Merde……oh merde c'est gelé, oh fait chier oh tu parles ! bon y' a qu'un moyen.
Gilbert : excusez moi, mais vous êtes entrain d'uriner sur ma voiture.
Bernard : Comment ça !
Gilbert : vous êtes entrain d'uriner sur ma voiture.
Bernard : Ah …pardon…oui parce que j'ai la même là -bas alors…c'est la même couleur, tout
quoi !
Gilbert : oui, oui !
Bernard : j' suis désolé, j' termine…bonne voiture hein !


JEAN-CLAUDE SE RENSEIGNE POUR LES COURS DE SKI
Jean-Claude : s'il vous plaît mademoiselle, j'aurais voulu prendre une leçon particulière avec
Anne Laurencin.
La femme : pour une heure ou deux heures ?
Jean-Claude : Euh…pour la journée…


JEAN-CLAUDE ATTEND LE PROF DE SKI
{ il siffle }
Popey : Aïe !
Jean-Claude : qu'est ce qu' il y a ?
Jérôme : tu t'es fais mal là ?
Popey : tu m'as fait un mal de chien, tu m'as arraché l'oeil !
Jean-Claude : fait voir ?
Popey : oh ! la vache regarde ça !
Jean-Claude : Oh mais y' a rien.
Popey : Ah ben oui c'est parce que c'est une blague !
Jean-Claude : Ah, c'est amusant ça ! drôle !
Jérôme : tu viens faire du ski avec nous ?
Jean-Claude : non, j'ai une leçon particulière avec Anne Laurencin
Popey : Eh, ben tu choisis pas la plus moche toi !
Jérôme : joli, joli
Jean-Claude : on s' débrouille .
Jérôme : bon allez, bon ski !.?
Jean-Claude : oui, si j'arrive à m' décoincer
Le moniteur : Monsieur Dus, vous aviez pris rendez-vous avec ma collègue numéro 12, elle est
souffrante, elle ne peut pas venir, c'est moi qui la remplace.
Jean-Claude : Ah…ben, j' espère que c'est pas trop grave.
Le moniteur : vous avez bien fait de prendre la journée entière, c'est comme ça qu'on progresse,
nous allons monter par le télésiège et là haut on prendra un verre de vin chaud.


POPEY ET JÉRÔME DANS LA FILE D'ATTENTE
Jérôme : Aïe ! Oh enfin faîtes attention !
La fille : Oh mais c'est à peine connu ton truc déjà !
Popey : Ah, tu vois t'as pas l' coup pour faire ça mon pote, t'as pas l' coup…..Oh….
Jérôme : j'ai l'impression que tu l'as toi l' coup là hein ? Joli !
{ Le biper sonne }
Jérôme : Oh merde, tiens prends l’ chien...oh ! merde merde merde ! une urgence, tu montes le
chien à Gigi, elle m’attend là haut tu lui dis bien que c’est pour une urgence sinon elle va
s’imaginer n’importe quoi.
Popey : Oh, ben laisse la s’imaginer, elles adorent ça !
jérôme : non fais c’ que j’ te dis, laisse tomber, j’ai pas envie de faire de la peine.


JÉRÔME ARRIVE À SON CABINET
Jérôme : bon, qu’est ce que c’est que cette urgence mademoiselle ?
L’infirmière : et bien c’est les Guilains, c’est un peu spécial.
Jérôme : bonjour !
Les Guilains : bonjour docteur.
Jérôme : c’est pour quoi ?
Le cochon : OUAH ! ! !
Jérôme : qu’est ce que c’est que ça ? Mais enfin qu’est ce que c’est que ça ? ?
Les Guilains : c’est Copain
Jérôme : comment ça Copain vous vous foutez d’ moi ?
Les Guilains : oui Copain c ‘est son nom, on l’a appelé Copain comme cochon !
Jérôme : mais pourquoi vous êtes venus ici, je n’ fais pas les bêtes !
Les Guilains : vous avez été si gentil la dernière fois docteur.
Jérôme : non la dernière fois, j’ vous ai dépanné mais je n’ suis pas vétérinaire essayer de
comprendre ça
monsieur Guilains
Les Guilains : docteur, y fait d’ l’ anémie, il ne mange pas
Jérôme : y fait d’ l’ anémie...mais bouffez le...allez hop mademoiselle dehors tout ça, hop du
balai, qu’ils bouffent leur cochon, vous avez entendu, BOU - FFEZ LE !


JEAN-CLAUDE PREND DES COURS DE SKI
Le prof : flexion, piqué du bâton, extension
flexion, piqué du bâton, extension
flexion, piqué du bâton, extension
Jean-Claude : ça suffit, j’en ai assez, on arrête.
Le prof : vous voulez qu’on aille prendre un verre de vin chaud ?
Jean-Claude : Ouais...... j’ crois qu’ j' vais vomir.
Jérôme percute la file d’attente
Jérôme : Whouuu...oh, la, la ...c’est invraisemblable ça quand même, emmerdez l’monde à
rester planter sur la piste comme ça !


JEAN-CLAUDE ET SON PROF ARRIVENT AU TÉLÉSIÈGE
Le prof : ça n’ va pas monsieur Dus, ça fait la trentième fois que je vous l’ dis, le planter du
bâton ne marche pas du tout, mettez vous bien ça dans la tête et votre bonnet par-dessus.
Jean-Claude : oui, je suis au courant, je sais ça, ça fait trente fois, je l’sais... Eh ! Eh ! attends !
Eh salut.
La fille : bonjour !
Jean-Claude : on monte ensemble, j suis avec le vieux, y va m’ faire craquer là.
La fille : Ah oui... si vous voulez.
La dame : votre forfait s’il vous plaît ?
Jean-Claude : ouais ben il est là, ah non, ben heu, Eh ! Eh !.?
Le prof : Monsieur Dus, vous l’avez laissé tomber vot’ forfait, c’est moi qui l’ai ramassé, un jour
viendra où vous oublierez vot’ tête !
Jean-Claude : mais oui, je sais, mais oui.
Le prof : monsieur Dus comme nous avons 20 minutes pour monter, nous allons en profiter pour
faire un petit cour sur le planté de bâton, et dés l’arrivée pour vous récompenser nous irons
prendre un verre de vin chaud......Monsieur Dus ce qui n’ va pas, c’est l’ planté de bâton, le
planté de bâton ne va pas du tout.
Jean-Claude : j’vais te l’ planter moi !
Le prof : Monsieur Dus, ça n’va pas ?
Jean-Claude : Aaaaah... Ah, c’est l’ vin chaud ça, c’est l’ vin chaud...ça va aller, ça va aller...


BERNARD, POPEY, JÉRÔME ET LE CHRONOMÈTRE
Popey : t'es prêt ?
Jérôme : une seconde !
Popey : bon allez…
M. Camus : Hum ! Hum !
Popey : Ah ! Monsieur Camus comment allez vous ?
M. Camus : oui, merci, est ce que j' peux vous parler une petite seconde s'il vous plaît ?
Popey : euh oui, une petite minute là…ouais! Go ! c'est parti.
M. Camus : voilà, alors je vous rapporte vos affaires, c'est de l' part de ma femme, comme je
suis rentré plus tôt qu' prévu à la maison, ça nous embarrasse, n'est ce pas !
Popey : oh non mais là, alors M. Camus je crois qu'il y a un malentendu, je n' voudrais surtout
pas qu' vous vous imaginiez que votre femme m'a hébergé autrement qu'en tout bien tout
honneur.
M. Camus : Oh non, bien sûr, bien sûr, non non, et pis comme il y a qu'un seul lit à la maison,
vous avez dû coucher par terre sur la moquette forcément…
Popey : d'ailleurs elle est très dure mais enfin ça m'a quand même dépanné euh… j' vous
remercie beaucoup madame Camus et vous-même.
M. Camus : alors pour les leçons, je n' vous règle rien, je pense qu'elle n'a pas dû faire
beaucoup de ski pendant mon absence .
Popey : même pas la moitié ?
M. Camus : Euh, non !
Popey : non, parce que comme elle avait un p'tit peu skié quand même…
M. Camus : oui mais non !
Popey : et pis je comptais dessus aussi.
M. Camus : voilà…
Popey : enfin… bon, ben alors c'est pour moi !
M. Camus : voilà, alors je m'en vais…je n' vous colle pas mon poing sur la gueule ? je pense
que c' n'est pas la peine.
Popey : non…non non non ce n'est pas la peine du tout !
M. Camus : voilà…à leur serviteur, monsieur…
Popey : au revoir monsieur Camus…
Jérôme : alors ? combien ? oh ! combien
Popey : merde, j'ai oublié d'arrêter l' chrono…euh…euh…45.
Bernard : 8
Popey : 8
Bernard : 45,8
Jérôme : 45,8 ! la vache ! 5 secondes de moins sur le même parcours qu' hier et j'ai pas forcé, j'
suis allé pépère, çà c'est mes skis, y sont fait deuxième à Crans Montana ces skis là, oh j' vais
les piler demain au crétérium, j'ai une pêche les gars Waouh !!!


JÉRÔME RAMÈNE POPEY CHEZ MARTINE
Popey : bon, ça y est, c'est bon elle est là.
Jérôme : non, t'es sûr que l' cousin est pas là.
Popey : oui, oui, tu penses il est partit depuis 2 jours cet enfoiré là, c'est bon, c'est bon tu vois,
écoute p' t être que j' me fais des idées mais là j' te jure j'ai l'impression qu' ça va mieux avec
Martine.
Jérôme : tu crois qu'elle a passé l'éponge ?
Popey : ouais, ouais y' a des signes qui trompent pas là, tu vois ça fait une semaine, elle me
parle plus du tout.
Jérôme : ah oui !
Popey : tu vois donc…
Jérôme : Tu crois qu' c'est bon signe ça ?
Popey : ah ben oui j' la connais , elle attend qu ' je fasse le premier pas… tu vois elle est là, elle
s' dit euh euh, j' suis allée, c'est un type formidable, pis en même temps elle est coincée par l'
cousin, tu vois ?.?
Jérôme : franchement Popey, t as pas l' impression qu'il y a que toi qui veux recoller les
morceaux ?
Popey : Ouais, p' t être, ouais… tout d' façon, j'en ai marre, j' peux plus vivre sans elle…pis
quand même, j'ai énormément changé, t'as vu non ?
Jérôme : Oui oui oui, c'est sûr, c'est sûr.
Popey : Alors à mon avis, ça devrait coller.
Jérôme : oui, enfin l' important, c'est qu' tu l'sentes en tout cas, j' te l'souhaite de tout coeur
Popey, parce que c'est vraiment quelqu'un d' bien.
Popey : Je sais.
Jérôme : Oublie pas ta valise !
Popey : Ah ouais … la valise ! Tout d' façon, j' sais pas où dormir ce soir, alors…
Jérôme : J' te propose pas de venir dormir à la maison, tu connais Gigi !
Popey : Tu penses !
Jérôme : Salut ! … pauvre vieux .
Popey arrive chez Martine
Popey : Salut Martine, j' te dérange pas là, parce que voilà, j' voulais t' demander un petit
service, et j'ai pas d' logement pour ce soir, alors j' pensé que peut-être j' pourrais dormir ici tu
vois, comme je sais qu' t 'es toute seule, j' pensais qu' ça vous dérangerait pas .
Martine : Ben rentre.
Popey : Ah merci, vraiment, merci, c'est super sympa Martine vraiment {…} Quand j' pense
qu'on a failli pas s' retrouver, tu sais finalement, c'est grâce au mari d' la bordelaise, ben ouais j'
me la suis faîte pendant deux mois pour 400 balles par jours et pis ce con est rentré sans
prévenir, c'est pour ça qu' j' avais pas de logement sinon j 'serais jamais revenu…Oh! Mais
qu'est ce que j'ai dit, j'ai dit une connerie ou quoi, oh méfie-toi va, méfie-toi, et pis ne l' prends
pas sur ce ton s' te plaît ! Oh merde !


POPEY ARRIVE CHEZ JEAN-CLAUDE
{ toc toc toc }
Jean-Claude : oui j'arrive…oui voilà, une petite seconde j'arrive …oui voilà…Ah c'est toi!
Popey : Ah ouais, salut Jean-Claude, j' te dérange pas, t'es seule là ?
Jean-Claude : Euh oui enfin pour l' moment oui…
Popey : Faudrait qu' tu m' dépannes, parce que, est ce que j' pourrais loger chez toi ce soir
parce que j'ai pas de logement et pis si y faut que j' dorme dehors avec ce froid, ben j 'vais
claquer là…
Jean-Claude : Ben, c'est à dire, ça m' arrange pas parce que j' avais pensé éventuellement
conclure avec la réceptionniste .
Popey : Oh ben merci vraiment Jean-Claude, t'es super sympa, merci…
{le lendemain matin}
Popey : Oh ! Non, oh la lumière merde !
La réceptionniste :Ah, mais je vois que votre dame est arrivée!
Jean-Claude : Hein ? Ah non non non, c'est … c'est juste un copain, c'est pour dépanner.
La réceptionniste : Oh mais y' a pas d' mal Monsieur
Jean-Claude : Mais non y'a pas d' mal, non y'a pas d' mal !


LA DESCENTE DE SKI DE JÉRÔME
Jérôme : j’ vais les piler va, j’ai fait 48.8 hier à l’entraînement
La voix : au départ dossard 34, Docteur Jérôme Taverne
Le type : 3…2…1…GO !
{ Après la descente }
Jérôme : Ah, j’ me suis senti à l’aise là…
La voix : temps du dossard 34 Docteur Jérôme Taverne 67.22.
Jérôme : Quoi !
Gigi : mais c’est vachement bien Jérôme, ça t’ fait dans les quarantièmes !
Popey : Ah ouais ouais ouais…
Jérôme : combien il a dit là ?
Popey : 67.22 il a dit.
Jérôme : enfin c’est pas possible y’a une erreur !
Popey : pourquoi ?
Jérôme : ben, c’est 20 secondes de plus qu’hier sur l’ même parcours, c’était bien le même
parcours là non ?
Gigi : mais t’énerves pas Jérôme, je crois que t’as accroché une porte.
Jérôme : j’ai pas accroché, j’ai ripé, parle pas de c’ que tu connais pas, mais qu’elle est conne
celle là!
Gigi : ah bon, j’ suis une conne, très bien….?
Jérôme : c’est invraisemblable ça, 20 secondes de plus qu’hier mais c’est presque le double, j’ai
bourré comme un dingue en plus !
Popey : ouais, mais peut être que hier y avait une erreur de chronométrage.
Jérôme : c’est ça, y a eu une erreur de chronométrage, allez venez avec moi, on va voir les
juges.
Bernard et Popey : mais non !
Bernard : Jérôme ! Jérôme ! Attends !
Jérôme : mais vous m’ prenez pour un con mais vous les faîtes comment vos chronométrages,
j’ai fait 20 secondes de plus qu’hier sur le même parcours…vous vous foutez d’ ma gueule,
bande d’enfoirés va, tas d’ordures ! Oh, eh doucement, et comptez pas sur moi l’année
prochaine pour la compète, c’est terminé, finit !
Bernard : eh ! Jérôme tu sais l’autre jour, on s’est peut-être trompé, on a peut-être mal lu le
chronomètre !
Popey : ben ouais si ça s’ trouve, t’avais fait 54.
Jérôme : oui bon ben vous fatiguez pas, depuis 10 ans que le critérium a lieu, y sont jamais fait
gagner un généraliste, jamais, jamais, jamais, des psychiatres, des urologues, des
gynécologues tant qu’ tu veux, des généralistes jamais ! j’aurais dû faire ophtalmo…
Jean-Claude : mais non écoute …
Jérôme : bon, où est Gigi ? hein ? et la camionnette ?
Jean-Claude : y sont partis ensembles …
Jérôme : merde de merde de merde ! Ah ! ! !
Jérôme : mais qu’est c’ tu fais là ?
Gigi : eh ben tu vois, là je prends ce pull, je le plis, je le range dans ma valise, je ferme ma valise
et je pars en vacances.
Jérôme : arrête tes conneries Gigi, qu’est c’ qui t ‘ prends ?
Gigi : Est-ce que tu te rends compte de c’ que tu m’as dit tout à l’heure devant tout l’ monde ?
Jérôme : ah ! c’est pour ça ? Ben j’ m ‘excuse, non mais c’est pas important, l’important c’est
mon résultat et l’ fait qu’ ils veulent saquer les généralistes, non ?
Gigi : ah, d’accord, c’est pas grave de m’ traiter d’ conne devant tout l’ monde, mais tu sais c ‘qu’
est important hein, tu sais toujours c’ qu’ est important, ben moi figures-toi que j’ vais faire
quelque chose sans importance, j’ vais prendre des vacances toute seule, sans toi qui me fait
chier, chier et merde !
Jérôme : attends j’ t’ en prie Gigi calme-toi, en c' moment t' es fatiguée alors tu vas prendre 2
cachets, tu vas t’ reposer et puis on discutera de tout ça quand tu seras calmée, plus hystérique,
d’accord ?
Gigi : d’accord, dans 15 jours si j’ reviens !
Jérôme : Gigi merde, si t’es pas capable de comprendre que j’ai énormément investi dans cette
course et que c’est quand même effarant de faire 20 secondes de plus qu’ à l’entraînement
Gigi : mais c’ qui est effarant, c’est qu’ tu sois même pas capable de réaliser qu’ ton pote ai pu s’
tromper en t’ chronométrant, alors ça, ça t’ passe au-dessus du cigare hein ! Mais t’es pas
capable de faire 35 secondes au slalom, t’es mauvais, t’es mauvais !
Jérôme :bon, ben j’ pense qu’on a plus rien à s’ dire, allez salut, bonnes vacances, bon la porte
bordel!
Gigi : j’ t’ emmerde ! y m’ énerve ! Ahhh ! !
Jérôme : excuse moi hein ! j’ suis vraiment un sale con !
Gigi : oui…merde le chien !
Jérôme : Pépette !
Gigi : Pépette, pépette, réponds-moi ma biche ! Pépette.


LA BANDE AU COMPLET POUR LA FONDUE
Jean-Claude : Allo ? oui, j’ vous téléphone pour savoir si Annie était passée à 7 heures et demi
?
Bernard : dis donc Jérôme elle sent bizarre cette fécule
Jérôme : enfin ! … bravo, c’est intelligent !
Jean-Claude : oui, et vous savez pourquoi elle ne l’a pas fait ? ah bon !
Jérôme : eh ! Jean-Claude !
Jean-Claude : attends une seconde … bon écoutez, si jamais elle repasse vous lui dites de
m’appeler sans
faute, hein ? je compte sur vous ! voilà, merci Madame…pardon, ah c’est monsieur, excusez
moi, au revoir monsieur.
Jérôme : bon alors tu seras combien ?
Jean-Claude : ben 2, 2, toujours 2, en principe elle est en route là.
Gigi : c’est qui Annie, c’est la réceptionniste de l’hôtel ?
Jean-Claude : Ah non, c’est une vieille histoire ça non…non, Annie c’est une fille que j’ai
renversé en ski en ski, elle s’est fait très mal alors on a tout de suite sympathisé.
Popey : messieurs dames Bonsoir … ça y est, on a l’ hélico pour demain, écoute .J’ t ‘ai trouvé
un remplaçant Jean-Claude, tu viens toujours pas ?
Jean-Claude : non, j’ peux pas, j’ suis sur un coup, et pis j’ai des bonnes chances de conclure là
?.?
Popey : alors, vous allez voir, c’est un mec très sympa, et en plus il travaille à la télévision
…c’est vrai…
Christiane : Coucou !
Popey : Ah !
Christiane : c’est nous, euh, j’ vous présente Marius, mon ami.
Gigi : bonjour…
Marius : messieurs dames bonsoir…j’ viens pas les mains vides.
Gigi : oh, c’est gentil ça du bordeaux…
Marius : non excusez moi, c’est pour moi.
Christiane : oui…parce que Marius ne digère pas l’ vin blanc, c’est dingue ? oui …
Gigi : euh, ben vous pouvez peut être donner vos manteaux, on va passer à table.
Christiane : oui !
Marius : volontiers
Popey : allez à table !
Bernard : Jérôme ! !
Jérôme : dites moi , Christiane nous a dit que vous travailliez dans la coiffure ?
Marius : …euh…oui et non…j’ m’ occupais de perruques, de postiches, de toupets
Jean-Claude : mais vous en vendez beaucoup, parce que ça m’ paraît assez nouveau le fait de
porter des …des…
Marius : Ah pas du tout, pas du tout, vous n’avez pas idée du nombre de personnalités qui
portaient des perruques.
Gigi : et, est ce qu’il y a beaucoup de femmes qui sont chauves ?
Marius : Enormément…Marilyne Monroe.
Jérôme : enfin ! ! !
Marius : Marilyne Monroe ! comme un oeuf.
Nathalie : ça c’est les soucis.
Gigi : non, c’est pas vrai
Marius : comme un oeuf, elle tenait ça d’sa mère, comme un oeuf aussi, c’est, c’est héréditaire,
hein, demandez à monsieur.
Bernard : et c’est vous qui avez fabriqué les perruques pour Marilyne Monroe ?
Marius : ah non…non…très bon… j’étais connu dans la profession, en revanche j’ai travaillé
pour le Général de Gaulle.
Tout le monde : Ah !
Marius : Ah oui, oui ,oui, il voulait changer de personnalités, j’ lui ai fait un très joli bouc roux
Popey : un quoi ?
Jérôme : pardon ?
Marius : un très joli bouc roux.
Christiane : un bouc ?
Jérôme : un bouc roux ! un bouc roux !
Marius : y voulait changer d' personnalité mais finalement nan, y s'en ai jamais servi, j' crois ?
Christiane : nan, j'ai pas vu.
Popey : parce qu'on s'en souviendrait forcément.
Jérôme : oui.
Marius : de qui j' pourrais leur parler encore ?
Christiane : j' sais pas, euh, y' en a tellement … Farouk, tu leurs racontes la blague !
Marius : oh non, tu sais bien j' vais jamais au bout.
Christiane : écoute, elle est dingue.
Marius : c'est vrai c'est dingue…y m' voyait 10 fois par jour, 10 fois par jour, chaque fois qui m'
voyait, Marius Francesquini, vous savez quel est le comble pour un fabriquant de perruques ?
Alors moi forcément non je sais pas, c'est de manquer de toup… tu vois j' vais…de manquer de
toupet, y faisait le geste parce qu'il avait peur que j' comprenne pas …


MARIUS ET CHRI-CHRI DANS LA CUISINE
Christiane : mais qu'est ce qu'est arrivé mon choux ?
Marius : oh, tais-toi alors, chaque fois qu' je suis dans une fondue j' fais ça, tu vas voir c'est
crevant
Christiane : tu mets ton fil dentaire ?
Marius : Excusez-moi…
Gigi : Ah ben oui vous étiez tout rouge !
Marius : y paraît mais ça…


LA FONDUE…
Jean-claude : et vous savez pas où elle peut être, bon ben tant pis au revoir monsieur, pardon
au revoir
madame excusez moi..?
Bernard : bon e lle vient ou elle vient pas ta copine ?
Jean-claude : mais oui, y'a qu'à continuer ça va la faire venir.
Nathalie : le premier qui fait tomber son pain dans la fondue à un gage …
Gigi : mais elle est pas un peu épaisse ?
Bernard : va falloir sortir les bobines là …
Popey : oh, non, ça y est y'a du vrai fil là .
Cricri : regarde ça c'est dingue.
Jean-claude : qui s'est qu'a mis du fil, c'est immangeable
Jérôme : oh, si c'est une blague elle est vraiment d' mauvais goût hein !
Nathalie : merci Bernard, c'est vraiment une blague de crétin ça.
Bernard : mais j'y suis pour rien
Nathalie : ça mon oeil…
Gigi : ben alors c'est toi Jérôme t' étais avec lui dans la cuisine !
Jérôme : je te jure que non, j'adore la fondue, j'aurais jamais fait fait une connerie pareille.
Popey : écoutez les mecs vous pourriez vous dénoncer à ce moment là c'est n'importe qui, c'est
Marius pourquoi pas, excusez les…
Marius : c'est pas bien méchant, allez …
Popey : vous trouvez vous... moi j' trouve ça complètement con vraiment autant y'a des blagues
rigolotes
que là ça fout en l'air la bouffe, mais vraiment Bernard c'est pas marrant.
Bernard : mais lâche moi c'est pas moi merde !
Jérôme : calme toi Bernard allez, y'a d' la tarte aux myrtilles et d' la salade alors… qui est ce qui
veut boire un coup ?
Marius : quelqu'un veut d' mon Bordeaux ?
Tout le monde : non non merci ça va non …
Jean-claude : vous êtes sûr qu'elle est pas repassée, bon ben c'est qu'elle aura eu un
empêchement alors j' suppose bonsoir messieurs dames.
Jérôme : non non, j' m' explique, j' m' explique ,c'est à dire que depuis le début de la saison on a
eu 43 fractures.
Gigi : c'est fermé monsieur !
Popey : ah mais non, mais non ,c'est Seldman, le remplaçant d' Jean-claude pour l' hélico, faîtes
le tour, faîtes le tour, vous allez voir il est adorable…
Tout le monde : faîtes le tour, faîtes le tour, faîtes le tour, évidemment, faîtes le tour, faîtes le
tour, faîtes le tour, c'est plus charmant…


LA DÉPOSE EN HÉLICOPTÈRE
Jean-Claude : eh attendez moi, finalement j’ suis libre !
Nathalie : eh, ça ramone les poumons hein !
Gigi : oh, ça va nous faire un bien fou avec les saloperies qu’ vous respirez toute l’année.
Jean-Claude : et pis on est à combien parce qu’on respire mal hein ?
Popey : trois mille huit à peu prés, tu vois c’est la station qu’est en bas là, c’est bas !
Jean-Claude :oh la vache !
Bernard : Popey, c’est ça l’ mont Blanc ?
Popey : mais non, ça c’est l’ mont Rose...pis alors tu vois là c’est la dent du guignol pis là, la
coulée des grands bronzes c’est derrière mais on peut pas la voir ...
Jean-Claude : la vache, on s’ sent tout p’tit hein ?
Jérôme : tout d’ façon t’es pas bien grand alors...
Gilbert : j’ai l’impression qui va faire beau hein !
Tout le monde : ouais ouais nous aussi...
Popey : bon on file à la coulée des grands bronzes .
Bernard : on bouffe là bas ?
Popey : ouais pique-nique !
Gigi : j’ai une faim !


LE PIQUE-NIQUE
Jérôme : oh ! quel paysage mes enfants c’est magnifique !
Popey : oh c’est vrai, pis tout ce blanc d’ la neige, ça fait nickel, c’est... c’est net.
Nathalie : ça fait propre, hein ça fait propre !
Gilbert : quand on pense à c’ que c’est devenu la Méditerranée !
Gigi : alors là maintenant la mer c’est dégueulasse.
Bernard : c’est un vrai dépotoir, tu peux pas poser tes fesses sans t’asseoir sur une boîte de
conserve.
Gigi : ici au moins quand t’arrive, c’est propre !
Bernard : le problème c’est quand tu repars !.?
Jérôme : mais non mais non la neige ça r’couvre tout alors ça reste immaculé.
Popey : mais oui, mais l’été quand ça fond qu’est ce que tu fais ?
Nathalie : eh l’été tu viens pas ici, tu vas à la mer !
Gilbert : ouais mais la mer c’est dégueulasse !
Tout le monde : ouais ouais d’accord !


L’ÉQUIPE ARRIVE AU REFUGE
Popey : bon vous suivez derrière !
Nathalie : c’est encore loin ?
Popey : mais non c’est juste là, regarde !
Bernard : oh dit donc y’a du monde, y’a d’ la fumée !
Popey : et ben ouais, un refuge c’est ouvert à tout l’ monde, cela dit il peut y avoir des gens
sympa, moi j’ sais qu’une fois, y’a eu une esquoide de gendarmes, ils ont chanté des chansons
paillardes jusqu’ à 3 heures du matin, on s’est éclaté !
Gilbert : ah ben ça tombe bien mon frère est gendarme !
Popey : ah ouais !
Jérôme et Popey : bonsoir !
Popey : buenacera....buenacera...Popey.
Gigi : on dort où Popey ?
Popey : ben normalement y’a une autre pièce à côté.
Le type : Marcello Buidi di Milano...buenacera
Bernard : bonsoir.
Popey : ben y sont mis à côté alors on a qu’à ce mettre là.
Bernard : oh merde, ils ont pris la meilleure chambre
Gigi : dit, t’as vu combien ils sont, c’est à eux de dormir ici... ben, Jérôme dit leur quelque chose
!
Jérôme : ben dit leur toi qui parle si bien Italien !
Nathalie : tout d’ façon, y devraient sentir d’ eux mêmes qui gênent !
Jean-Claude : buonjourno...
Popey : c’est quoi votre prénom ?
L’ Italienne : Fernanda.
Jean-Claude : Fernanda c’est Fernande en Français.
Popey : oui, c’est très joli comme prénom !
Jean-Claude : oh oui !
Popey : très joli, d’ailleurs y’a une chanson comme ça, ça fait euh...quand je pense Fernande
talalalalala...
Jean-Claude : quand j’ pense à Félicie....aussi....
L’Italienne : io conno que questa...quand je pense à Fernande je bande je bande...
Popey : ah ben oui, elle la connaissait la chanson.
Jean-Claude : elle aime Brassens !...et...c’est vot’ mari le monsieur sympathique qui fait cuire de
l’eau ?
L’Italienne : no...Nico !
Jean-Claude : ah ! Nico !
Popey : et l’autre abruti qu’est dans la pièce à côté ?
L’Italienne : Tiavitchi...
Jean-Claude : c’est Tiavitchi !...et bonardo...
Le type : puis je me permettre de vous préparer des spaghettis à l’Italienne pour Tutti, des
spaghettis al pesto !
Bernard : s’il vous plaît, al pesto c’est parce que ça empeste ?
Nathalie : oh écoute enfin...
Bernard : j’ m’ échauffe.
Jean-Claude : viens j’ai un truc à t’dire ! écoute l’Italienne est libre, j'sens qu’ c’est pour moi,
alors t’es gentil tu laisses tomber...
Popey : dans c’est truc là, y’a pas d’amitié qui tienne, c’est chacun pour soi.
Jean-Claude : oui ben c’est odieux pour les autres.
Fernanda : bon moi je vais chercher du bois...
Popey : oui ben oui j'vais t'donner un petit coup de main !
Jean-Claude :ouais on va t'donner des coups d'main !
Popey : Oh...
Jean-Claude : quoi oh !
Popey : casse toi casse toi tu fais chier !
Jean-claude : ouais ouais !
Popey : tiens ben Jean-Claude t’as qu’à porté ça, Fernanda et moi on va apporter l’ reste .
Jean-Claude : ouais !
Fernanda : oh qu’est ce que c’est lourd la bouche !.
Popey : non ça c’est la bûche, la bouche c’est ça la bouche.
Fernanda : oh !
Popey :oh laisse tomber c’est une folle elle sait pas c’ qu’elle veut.
Jean-Claude : mais enfin, j’étais à 2 doigts d’ conclure, t’as tout foutu en l’air, j’ sais pas c’ qui m’
retiens de t’ casser la gueule tiens ! !
Popey : la trouille non ?
Jean-Claude : ouais ça doit être ça, allez on rentre ...
L’Italien : c’est bien là que nous sommes, ici c’est la frontière, non ?
Popey : oui, c’est ça c’est là !
L’Italien : c’est drôle parce qu’elle coupe exactement au milieu du refuge
Nathalie : oh !
Popey : ah, c’est marrant ça !
Jérôme : alors là, moi je suis en Italie ou en France ?
L’Italien : bon là tu vois, le trait c’est par là, tu es en Italie.
Jérôme : bien sûr.
Nathalie : et nous on est en France.
Bernard : j’ suis embêté, j’ peux pas aller me coucher, j’ai pas mon passeport.
Jean-Claude : finalement, c’est une grande chance que j’ sois venu seul, parce que j’ devais
venir avec une copine mais... on dira c’ qu’on voudra, en couple les rencontres se font moins
facilement , vous trouvez pas ?
Fernanda :il est l’heure d’aller dormir, buena note ... tchao.
L’Italien : bon, excusate, commence à sentir la fatigue...buena note...
Popey : buena note...alors là Jean-Claude on est marron elle est avec lui.
Jean-Claude : j’ te remercie j’avais compris.
Popey : tu sais qu’il y a des balades superbes à faire dans la région, tout au long de la frontière
y’en a une, ça fait à peu prés 10 kilomètres j’ sais pas tu dois avoir 5 ou 6 heures de descente.
Jérôme : ah, c’est beau ça !
Popey : j’ vous emmènerez un d’ ces quatre, si vous voulez.
Gigi : tu sais qu’ à propos d’ frontière y’ a des histoires encore plus incroyables hein ! j’ai visité
l’année
dernière, la maison du douanier rousseau.
Jérôme : ah oui ça c’est étonnant comme histoire, étonnant !
Popey : oui ?
Gigi : oui alors ils ont construit si tu veux au milieu un mur qui marque le frontière comme ça la
maison est
coupé en deux, c’est très très difficile à visiter, forcement.
Jérôme : à cause du mur ...
Bernard : à cause du mur oui...
Popey : c’est l’ comble pour un douanier...
Nathalie : c’est, c’est un peu la même chose qu’est arrivé à Odette ta mère, hein ? Figurez vous
que quand elle est passée en Suisse, elle est passée par la douane.
Gigi : oui ?
Nathalie : elle avait sur elle une grosse tablette de chocolat de 500 grammes.
Gigi : non !
Nathalie : et ils l’ont fouillée partout !
Bernard : partout ! partout ! !
Jean-Claude : 500 grammes !
Popey : enfin euh ...comme quoi y’a d’ belles balades dans l’ coin...
L’Italien : une cigarette euh...s’il vous plaît ?
Popey : bien sûr
L’Italien : gracié.
L’Italien N°2 : commence à sentir la fatigue... buena note
Popey : ouais buena note.
Gilbert : bon ben moi j’vais aller faire un petit tour.
Jean-Claude : c’est pas possible, il la paye...
Popey : oh mais non mais c’est pas vrai, peut-être qu’il faut prendre un numéro d’appel !
Jérôme : oh mais elle est chaude !
Gigi : mais elle est monstrueuse.
Nathalie : moi ça m’ donne envie d’ vomir !
Jean-Claude : N'exagérons rien.
{le volet} : VLAN !
L’Italien : est possible votre ami ne pas regarder pas la fenêtre per favoré, gracié mille...
Gilbert : j’étais dehors entrain de regarder les étoiles et malencontreusement quelqu’un à ouvert
un volet, j’ l’ ai pris dans la figure.
Jean-Claude : j’ vais m’ la faire, j’ vais m’ la faire !.?
L’Italien : excusi excusi...
Jean-Claude :excusi excusi, c’est facile à dire excusi !
Jérôme : oh eh eh...ça commence à bien faire maintenant !
Bernard : c’est réputé comme endroit ici ?
Popey : non non non mais pas du tout, écoute j’te jure que l’autre fois avec les gendarmes,
c’était pas du tout pareil, enfin cela dit y’ avait des gradés.
Gilbert : moi j’vois avec mon frère, c’était pas la même limonade.


LA NUIT
Nathalie : Bernard ils ronflent maintenant !
Bernard : oh mais c’est pas possible ils peuvent rien faire en silence les macaronis, assez !
....assez !
L'italient : hé, scusi !
Popey : oh ! T'as gagné Bernard, ils dormaient, tu les as réveillé, maitenant ils remettent ça !
Gigi : oh moi, y m'rendent zinzin !
Nathalie : mais j'ttez leur un seau d'eau ou quelque chose !
Popey : Vous êtes jaloux, les mecs, hé ! ils assurent les italiens !
Bernard : C'est pas possible y'vont pas faire ça toute la nuit, y'a des gens qui voudraient bien
dormir ! assez! assez !
Jean-Claude : Hé C'EST PAS VRAI ! Y'EN A MARRE LA-DEDANS !
Bernard : y'a des gens qui voudraient bien dormir ! Assez ! …Assez !


DÉPART DES ITALIENS
Italiens : Ciao ! Gracie ! Gracie ! Gracie mille ! Monsieur, scusi ! Ah monsieur scusi ! Scusi !
Jean-Claude : Arivedechi ! Arivedechi ! Oh c'est pas humain les salauds, y m'ont épuisés !
Sortie du chalet
Bernard : Magne-toi l'pont, Nathalie !
Nathalie : Qu'est-ce que je fais des ordures ?
Jérôme : Mais balance-les sous les lits, on n'en a rien à foutre !
Popey : Mais magnez-vous, là hé ! Faut descendre là !
Gigi : hé ! Doucement, on n'est pas des boeufs !


DÉPART DE MARIUS
Christiane : Attends, mets-là à plat, tu vas tout froisser !
Marius : Merci ! 'tention les doigts ! … Chri, Chri ! Christiane ! Te mets pas dans un état pareil !
Tu le savais j'dois partir, mmh ?
Christiane : C'est vrai, c'est vrai, Marius, mais j'arrive pas à m'dominer, tu vois, j'suis très
possessive et, faut qu'tu t'y fasses ! J'fais un effort surhumain pour pas me rouler par terre !
Marius : Et ça changerait quoi ? hé ! Qu'est-ce ça changerait ? Quand on doit partir, on doit
partir ! Et tu restes pas toute seule, ici, tu as des amis, hein ? Et n'oublie pas vous dînez
ensemble ce soir, ce sera sympa, ils sont gentils, non ?
Christiane : Oui mais moi, j'les aime bien mais à p'tites doses, j'me sens tellement différente ! Tu
sais c'est dingue !
Marius : Mais tu l'es, tu sais, différente, crois-moi ! oh là là ! C'est bien pour ça qu'on est
ensemble, non ?
Christiane : Sûrement !
Marius : Tiens, un p'tit cadeau ! Comme ça, j's'rai encore un peu avec toi ce soir !
Christiane : Qu'est-ce que c'est ?
Marius : c'est une huître en plastique, quand on la prend ça fait pouet-pouet !
Christiane : Hé ! Tu m'fras toujours rire, toi !
Marius : 'tention au départ ! … Christiane !
Christiane : Tu mettras ta ceinture !
Marius : Mais bien sûr !
Christiane : Tu veux que je te pousse ?
Marius : Ah ben oui, j'veux bien ! … Tu pousses mon Chri-Chri ?
Christiane : Mais braque ! braque ! Tu m'téléphones quand tu arrives !
Marius : oui, j'essaierai ! mais pousse, pousse ! … Tu t'es fait mal ?
Christiane : non, non, c'est rien, pars tranquille !
Marius : J'm'arrête pas j'suis lancé !
Christiane : Sois prudent, mon chéri !.?


CHUTE DE NATHALIE
Popey : Alors vous suivez ?
Bernard : ouais ! ouais ! ça fait long un peu, là !
Gigi : doucement, j'suis pas habituée !
Popey : allez, on y va !
Gigi : j'en ai plein les skis, moi !
Jérôme : Dis-moi Popey, t'es sûr qu'c'est l'bon chemin, là ? parce que je reconnais pas l'endroit !
Popey : écoute mon pote, si t'as la trouille, faut pas faire du hors-piste !
Jérôme : oh hé ! hé ! j'dis pas ça pour moi mais on n'est pas seuls !
Popey : Allez, vas-y !
Bernard : Nathalie !
Popey : Allez !
Nathalie : J'en peux plus !
Jérôme : vas-y ! mets-toi de biais ! allez !
Nathalie : mais je peux pas !
Jérôme : laisse-toi aller !
Nathalie : parce que la neige elle est trop molle pour moi !
Popey : tu l'as déjà fait ! oh !
Nathalie : c'est trop dur !
Gigi : viens ! c'est fastoche !
Nathalie : j'y vais mais j'ai peur ! … Eh, ça va vite !
Popey : ralentis ! chasse-neige !
Nathalie : ça va vite ! ça va trop vite !
Tous : ah ! ah ! ah!
Gigi : super Nathalie ! Super !
Nathalie : aaaaah !
Bernard : relève-toi, feignasse !
Jérôme : arrêtez de déconner, elle s'est p't'être fait mal !
Nathalie : Aaaaah !
Jérôme : tu as mal où ?
Nathalie : à l'épaule. Aaaaah !
Bernard : bon Nathalie ! Arrête ton cinéma
Nathalie : Bah ! Tu vois pas qu'j'ai mal ?
Jérôme : c'est très douloureux !
Gigi : oui !
Jérôme : ben, c'est la tête de l'os qui est sortie de son logement ! Bon, ben je vais te remettre ça
en place et ça ira tout de suite mieux après
Nathalie : hé ! ça va faire mal ?
Jérôme : …non !
Gilbert : c'est très douloureux. Mon frère, il a eu la même chose, et ben, il a jonglé !
Jérôme : bon Gigi !
Gigi : oui !
Nathalie : ah !
Jérôme : bon excuse-moi, excuse-moi ! … Quand je remettrai son bras en place
Gigi : oui
Jérôme : tu la frappe, sèchement, de manière à détourner son attention de la douleur
Gigi : moi ?
Jérôme : oui tu as compris ?
Gigi : oui
Jérôme : bon, tu m'as vu faire avec mon infirmière
Gigi : d'accord !
Jérôme : bon, y'a pas de problème tu vas y arriver
Gigi : mmh, ça va aller
Jérôme : bon, ça va aller tout seul, hein
Nathalie : oui, aaaah !
Jérôme : mais t'es folle, j't'ai rien dit !
Gigi : ben si tu m'as dit d'taper !
Jérôme : mais j'ai rien, j'ai pas dit d'taper, j'ai pas fait de signal !
Gigi : mais j'ai rien entendu, mais vas-y, Popey !
Jérôme : Mai j'ai pas fait de signal !
Popey : Gigi t'es complètement débile ou quoi ?
Jérôme : hé, tu serais capable de le faire ?.?
Bernard : j'ai compris
Jérôme : t'as compris ?
Bernard : j'ai compris
Jérôme : bon, tu m'regardes, j'te fais signe
Nathalie : hé, c'est fini, là ?
Jérôme : non, euh, ça a y être tout de suite
Nathalie : c'est pas fini ? aaaaah !
Jérôme : ne bouge pas ! Bon, tiens toi prêt, Bernard ! Y'en a pour deux secondes, alors attention
! mmh !
CRIC
Nathalie : AAAAaaaaaah !
Bernard : c'est à moi là ?
Jérôme : mais non
BANG
Jérôme : mais non ! mais non !
Nathalie : mais t'es un monstre ! PAN ! t'es un monstre ! PAN !
Bernard : non, mais c'est pour éviter qu't'aies mal !
Nathalie : mais t'as gagné là !
Bernard : mais non ma chérie, c'est pour pour qu'tu souffres
Nathalie : ohh ! …j'en ai plein la tête, j'en ai plein la tête !
Pendant la descente :
Bernard : ça va Nathalie, tu suis ?
Nathalie : fous-moi la paix, toi !
Bernard : Ben, dis donc Popey, tu nous la copieras, hein, ta ballade !
Nathalie : ooh !…
Jérôme : Relè ve toi, Nathalie !
Gigi : ben vous voyez pas qu'on est crevés, non ?
Popey : bon écoute, tout le monde est fatigué, dans un quart d'heure, on est à la station.
Nathalie : un quart d'heure ! Tu parles, ça fait deux heures, que ça fait un quart d'heure !
Gilbert : Pis on n'a même pas de point de repère !
Gigi : J'en ai marre !
Bernard : Popey !
Jérôme : mais Popey ! mais qu'est-ce que… ? Attends-nous !
Jean-Claude : d'abord pour lui c'est facile, ça descend ! mais attends !
Popey :on a fait un détour tout simplement parce que c'est joli.
{bruit d'avalanche}
Jean-Claude : mais enfin qu'est-ce que c'est qu'ça ?
Popey : ça, c'est rien, c'est rien, ça arrive souvent en cette saison. Ici, on risque rien, on peut
s'arrêter cinq minutes.
Gigi : tu parles, on risque rien !
Jérôme : Popey, on va pas continuer à l'aveuglette comme ça, hein ? Moi aussi, ça me dit rien.
Alors toi, essaie d't'e rappeler ! T'es déjà venu là ?
Popey : Ben oui, mais c'était l'été tu comprends, y avait des vaches partout. Ça avait pas du tout
la même gueule.
Jérôme : mais essaie de t'souvenir ! La dernière fois qu't'es venu, t'avais pris à gauche ou à
droite du chicot?
Popey : Ben justement ! J'm'étais déjà trompé une fois ! fallait aller à gauche, et puis j'avais été
à droite ! ou alors, alors l'inverse, j'en sais rien.
Jean-Claude : Bon, alors, vous avez trouvé le chemin ?
Jérôme : oui, minute, on fait l'point !
Gigi :tu mens, Jérôme, tu mens ! Tu sais absolument pas où on est ! On est complètement
perdus, on va tous mourir ici, on va tous mourir gelés et moi d'abord, et moi j'reverrai plus jamais
Pépette et tu seras content, content !
Jérôme : Gigi, calme-toi, allez, calme-toi, calme-toi, calme-toi, non, calme-toi, calme-toi ! Allez !
CLAC !
Gigi : ah !
CLAC !
Popey : arrêtez d'vous battre. T'façon c'est d'ma faute, c'est, c'est tout d'ma faute !
Bernard : mais qu'est-ce que ça peut nous foutre que ce soit de ta faute, pauv'con ! fallait pas
nous emmener là ! On est dans la merde à cause de toi et tout ce que tu trouves à faire
c'est…qu't'es jus te bon à te lamenter sur ton sort ! T'as rien dans le bide ! T'es bon à être le
larbin chez ta femme, c'est tout ce que.? t'es bon, pauv'con ! Gigi elle nous l'a dit, hein ! On va
tous crever là ! On est dans la merde à cause de toi parce que, parce que t'es qu'un con, et puis
t'es cocu, t'es cocu ! et t'en redemandes !
Nathalie : Bernard !
Ber : quoi ?
CLAC !
Bernard : excuse-moi, Popey !
Popey : non, non ! Mais c'est pas grave, … pis en plus c'est vrai !
Jérôme : bon écoutez oublions tout ça maintenant que l'abcès est crevé ; ça va aller mieux.
J'crois qu'on va partir du bon pied, hein ? On va s'en sortir d'une manière ou d'une autre, on va
bien arriver à trouver un moyen !
Popey : sympa, Jean-Claude ! C'est vrai, t'es l'seul qui m'accable pas !
Jean-Claude : Charogne, j'vais t'tuer, j'vais t'tuer !
Gilbert : oh ! Nous sommes sauvés ! je vois le Christ !$


NOTRE-DAME DE LA TOUFFE
Jérôme : hé dis-donc ! Tu connaissais l'existence de c'reposoir ?
Popey : Ben ouais, c'est Notre Dame de la Touffe
Jérôme : Ben alors où on est où ?
Popey : Hé ben, dans le massif de la Touffe.
Jérôme : et par où on redescend ?
Popey : ben, j'en sais rien, j'ai jamais foutu les pieds ici !
Gigi : bon, moi, j'm'en fous, vous allez chercher des secours je ne bouge pas !
Nathalie : J'suis crevée, j'ai mal à l'épaule. Allez chercher l'hélicoptère, et… et pis vous revenez !
Bernard : bon, Popey, qu'est-ce qu'on fait là ?
Popey : bon, ben alors, j'vais chercher l'hélicoptère.
Jérôme : Ah non ! Pas question ! Si jamais tu t'plantes, personne saura jamais où on est.
Popey : Ah ouais !
Jérôme : Alors on part avec toi et pis les femmes nous attendent
Jean-Claude : Non, mais moi, j'vais vous retarder, pis en plus, il vaut mieux qu'il y ait un homme
qui reste
avec les femmes, au cas où elles auraient un malaise ou quoi…
Gilbert : J'peux rester aussi ?…
Jean-Claude : Non, non c'est complet, là… hein…


DESCENTE DES HOMMES EN SKI
Popey : oh, putain !
Jérôme : oh, merde !
Popey : Gilbert ! Arrête ! Arrête-toi ! Arrête-toi ! Les skis en travers, les skis en travers !
Jérôme : les skis en travers ! c'est rien !
Popey : c'est pas grave ! t'es trop lent ! T'es trop lent ! Faut qu'tu remontes à pied, tu nous
retardes !
Jérôme : ouais !
Gilbert : Oh non, non, avec tout ce que j'ai descendu, hein, moi j'continue !
Popey : Non, on va être en retard pour l'hélicoptère ! déchausse, remonte à pied !
Jérôme : Allez, tu nous retardes, là, sincèrement !
Gilbert : Ah sympa l'excursion, hein ! Au prix où ça coûte, hein, merci !
Popey : ouais, ouais, vas-y !
Bernard : tu nous retardes, là ! Même moi, j'descends mieux, alors !
Gilbert : ouais, ça va !
Popey : bon, les enfants, c'est dur o n y va !
Jérôme : On arrive tout de suite.
Popey : allez !
Popey : ça va ? Traînez pas ! Y fait nuit dans une heure !
Ber : attendez-moi ! j'perds ma casquette !


DANS LE REPOSOIR
Jean-Claude : Si vous étiez coincées sur une île déserte avec un type dans mon genre, vous
tiendriez
combien de temps.
Nathalie : oh ben, ça dépend de ce qu'on aurait pour survire !
Jean-Claude : oh mais c'est pas ce que je voulais dire, j'voulais parler des…des rapports
humains, quoi !comme quand on est dans un endroit exigu, comme un ascenseur, par exemple
Gigi : Tiens, j't'ai pas dit ? Une fois j'ai été coincée dans un ascenseur en panne, avec un mec
que je ne connaissais absolument pas. C'est fou, hein, les idées te viennent à une vitesse !
Jean-Claude : Oui, ben, c'est ça, on est dans l'ascenseur, et alors forcément, il y a des idées qui
viennent, ça…
Nathalie : Mais c'est normal !
Jean-Claude : mais c'est normal !
Nathalie : C'est normal d'avoir des idées, mais de là à les concrétiser…
Gigi : Tiens, on n'est pas des bêtes !
Jean-Claude : ben évidemment on n'est pas des bêtes, il s'agit pas de ça, mais ! bon,
imaginons, c'est une supposition, hein… mais imaginons que les secours viennent pas. Ben,
compte-tenu du fait que… on a tous des idées et puisqu'on est dans l'ascenseur, je dis que, je
dis, ce serait dommage de mourir sans profiter une dernière fois de nos sens. Voilà !
Gigi : ah mais attention, Jean-Claude ! La différence, c'est que le mec dans l'ascenseur, ben y
m'plaisait ! ça se commande pas, hein !
Nathalie : ça non….
Jean-Claude : t'as raison …
Nathalie : hé, où tu vas ?
Jean-Claude : ben, je vais marcher tout droit, dans le meilleur des cas, j'tomberai sur la station
et puis sinon, ben, je m'écraserai sur un rocher, de toute façon, ça sera une grosse perte pour
personne ! Salut les filles !
Gigi : attends Jean-Claude ! Fait pas l'con !
Nathalie : prends pas tout au pied de la lettre !
Jean-Claude : ça veut dire, qu'éventuellement, euh… si vous étiez au bout du rouleau, on
pourrait envisager de, de… conclure.
Nathalie : oui, enfin euh, vraiment si il y a plus d'espoir, oui !
Jean-Claude : Bon alors on va voir ça ! … Ah je sais pas pourquoi j'ai l'impression qu'ils
viendront pas. Bon,
dans dix minutes, j'nous considère comme définitivement perdus.
{MMMH, … MMMH,…}
Gigi : oh, écoutez ! On dirait la respiration d'un animal !
Jean-Claude : une bête !
Gigi : Ah !
Nathalie : j'ai peur !
Jean-Claude : y'a une bête !
Gigi : ah !
Nathalie : j'ai peur !
Gilbert : ah ! ah !
Jean-Claude : C'est lui !
Gigi : ah, c'est toi !
Nathalie : Ah ! Gilbert, Gigi et moi, on est, on est vraiment contentes de te voir, tu peux pas
savoir ! Hein,
Gigi ?
Jean-Claude : parce que vous considérez ça comme du secours ?
Gigi : oui !


DESCENTE DES HOMMES
Bernard : écoute Popey, tu nous, tu nous dis on descend tout droit, et on y est ! C'est ce que tu
nous as dit ?
Popey : Ben oui, mais j'ai du me tromper encore une fois !
Bernard : oh !
Popey : C'qu'y a c'est que, à mon avis, plutôt que de remonter à pied dans la neige, on aurait
plus vite fait
d'escalader, là !
Bernard : ah ouais !
Popey : A mon avis, la station c'est juste derrière, tu vois !
Bernard : ah ouais, ouais ! … Escalader ça !
Popey : ah oui !
Bernard : vous l'faites, moi je le fais pas !

Bernard : tu nous l'paieras, toi !
Popey : allez les mecs, c'est quand même facile comme escalade !
Bernard : Y'a pas marqué alpiniste, là, s'te plaît !
Jérôme : Allez, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y ! Arrête de discuter tu perds ton temps !
Popey : mais monte !
Bernard : Oh j'arrive pas ! Y'a pas d'prise
Popey : Mais calme-toi !
Bernard : Popey, y'a pas de prise, là !.?
Popey : calme-toi !
Jérôme : calme-toi, Bernard !
Bernard : mais je suis calme ! Y'a pas de prise, y'a pas de prise !
Jérôme : calme-toi Bernard ! calme-toi ! Vas-y je vais t'aider ! Appuie-toi sur moi !
Bernard : mais la neige est molle !
Popey : mais non si elle était dure, tu dévalerais, alors te plains pas ! Oh, vous êtes franchement
des manches !
Jérôme : oh mais ta gueule, toi, ta gueule !
Bernard : ta gueule !
Jérôme : oh, vas-y, appuie-toi sur moi ! Appuie-toi sur moi !
Bernard : je glisse, ah !
Popey : AAAH !
Jérôme : Qu'est-ce qu'il se passe là !
Popey : attends !
Jérôme : on est dans le vide, faut qu'tu nous tire, là !
Bernard : tire, Popey !
Popey : mais j'peux pas, vous êtes trop lourds ! J'peux pas !
Bernard : oh, Popey !
Jérôme : Mais qu'est-ce que tu fous, Popey ?
Popey : Balancez tout ce que vous pouvez ! Les sacs !
Bernard : tiens bien !
Popey : Alors ?
Jérôme : deux minutes !
Popey : alors ?
Jérôme : ça va mieux là ?
Popey : ça va mieux, mais j'peux pas tirer encore ! Les chaussures !
Bernard : 'tention ! J'ai tout lâché, là !
Jérôme : bon, balance ta gourmette, là !
Bernard : quoi ?
Jérôme : Balance ta gourmette en or, là !
Bernard : Mais t'es barjo, ça pèse rien !
Jérôme : Popey, il a une énorme gourmette en or, il veut pas la balancer, merde !
Bernard : C'est un bijou de famille, j'vais pas balancer ma gourmette !
Popey : Balance, balance !
Jérôme : mais tu l'emporteras pas dans le trou !
Popey : ça y est, il l'a jeté ?
Jérôme : allez !
Popey : Tu l'as jeté ?
Bernard : oh, ma g… ma gourmette !
Popey : oh, oh, ben, ça va mieux, j'y arrive, j'vous remonte !


NOTRE-DAME DE LA TOUFFE
Jean-Claude : eh dis donc, si tu profitais que t'as la banquette pour dormir un peu, qu'il y en ait
au moins un qui se repose !
Gilbert : non, dormir, c'est mourir !
Nathalie : Attention à mon épaule !
Jean-Claude : excuse-moi, excuse-moi !
Gigi : plus près de toi, mon dieu, plus près de toi ! Vivons mystérieux …
Gilbert : ah !
Gigi : Aaah !
Jean-Claude : aah !
Nathalie : ah ….
paysan : vous voyez que vous n'êtiez pas loin du village, hein. C'est à cent mètres à peine !
Seulement, faut connaître ! Bon, j'vais aller téléphoner au presbytère, pour prévenir vos amis,
leur dire que vous êtes arrivés!
enfants : Parisiens, têtes de chiens, parigots, têtes de veaux !
paysan : rentrez à la maison, vous, allez, allez !
enfants : parisiens, têtes de chiens !
Bêeeh !
Nathalie : eh, y'a des bêtes !.?
Paysan : allez, allez, allez !
Gigi : mais que c'est joli ! C'est caché, chez vous !
Jean-Claude : ah !
Gigi : ah !
Paysan : ben, voilà ! Y'a plus qu'à attendre que vos amis viennent vous chercher !
Paysan 2 : P't'être qu'ils ont faim après leurs aventures !
Gigi : on veut pas abuser ! Vous avez déjà été tellement gentils !
Jean-Claude : moi, franchement, j'crève de faim !
Gigi : ouais, moi aussi, j'ai un petit creux ?
Paysan 2 : Ben, alors, faut l'dire ! Ah, ah !
Jean-Claude : vous sentez comme ça sent le feu de bois ?
Gigi : mmmh ! Qu'est-ce que c'est mignon, chez eux !
Nathalie : c'est propre ! On mangerait par terre !
Jean-Claude : j'suis sûr qu'y a du jambon cru de montagne ! Tu sais qu'ils tuent encore le
jambon eux-mêmes !
Gilbert : moi, j'ai tellement faim je boufferais n'importe quoi !
Gigi : Mon Dieu, cette dentelle ! Aanh ! Mais regardez-moi cette dentelle ! La finesse du point !
Oh là là ! Oh, y'a la télé !
Jean-Claude : oh là là ! C'est pas de la baguette !
Paysan : ah, ah ! c'est moi qui l'a fait !
Gigi : ah !
Paysan : ça s'appelle la foune ! … Oh ! elle est bien à point ! sentez-moi ça !
Jean-Claude : non, non, ça va vous savez, c'est bon !
Paysan : On va vous la servir à l'étalé, comme chez nous, c'est à dire, on l'étale sur l'pain !
Gigi : merci !
Jean-Claude : et c'est quoi qu'il y a dedans, là ?
Paysan : oh, ben ça, c'est fait avec tous les restes de fromage de l'année ! Alors on fait macérer
ça avec du gras, et puis de l'alcool de bois, pendant deux, trois, saisons, pis y'a les couennes
aussi !
Paysan 2 : mangez p'tit ! si tu veux d'venir un vrai montagnard !
Paysan : Y'a rien d'tel pour se refaire une bonne santé !
Gigi : mmh mmh ! c'est délicieux !
Nathalie : mmh ! On sent bien le goût du gras, hein, ça passe pas inaperçu !
Paysan: Pis celle-là, elle au moins trois ans d'âge, c'est vous dire si elle est bonne !
Nathalie : mmh, mmh !
Jean-Claude : C'est quoi les petits trucs blancs qu'y a là-dedans ?
Paysan : ça, c'est des vers ! Ben oui ! Comme ça, y'a la viande aussi !
Jean-Claude : J'suis végétarien !
Gilbert : C'est pas la petite bête qui va manger la grosse !
Gigi : excusez-moi, faut qu'je sorte !


AU RESTAURANT
Jérôme : Christiane, t'es là !
Christiane : Eh ben, eh ben dis donc, vous m'avez… laissée tomber, comme une vieille
chaussette…
Popey : mais non !
Ben : mais non, on a eu des emmerdements. T'as bien fait de pas nous attendre !
Christiane : J'en mourais d'envie… de vous attendre ! … Y'a eu un moment où je me suis sentie
tellement seule, que je … voulais me tuer.
Jérôme : oh !
Popey : oh ben !
Christiane : Du coup j'ai mangé les douze douzaines d'huîtres !
Bernard : oh, oh !
Christiane : mais qu'est-ce qu'il s'est passé pourquoi vous m'avez pas attendu ?
Popey : Non, c'est parce qu'on s'est, parce qu'on s'est trompé sur la piste ! Alors maintenant il
faut qu'on aille rechercher les autres !
Jérôme : ouais
Christiane : 'y sont sur les pistes ?
Jérôme : non, non, ils ont été recueillis par des paysans, c'est la gendarmerie qui nous a
prévenu, faut qu'on y aille, là !
Popey : ouais


CHEZ LES PAYSANS
Télé : consonne…S…voyelle…I…M. Geoffroy … pardon 7… Mme Parron.. pas mieux…
"ambuler".?
Paysan 1 : Y'avait "blumaise", en 8 lettres
Paysan 2 : oh ben voilà vos amis qui sont venus vous chercher !
Jérôme : Bonsoir messieurs !
Popey : messieurs !
Bernard : Bonsoir !
Popey : Eh bien, messieurs, on vous remercie beaucoup, hein pour …
Paysan : c'est rien, on était à 500 mètres du village
Paysan 2 : Seulement, faut connaître la montagne, voilà !
Gigi : ah oui !
Popey : oui, faut connaître la montagne, oui !
Nathalie : N'empêche que sans ces messieurs, eh ben, on serait pas arrivés, hein ?
Jean-Claude : emmenez-moi !
Popey, ouais, ouais
Gigi : Bon écoutez messieurs, il nous reste plus qu'à vous remercier beaucoup de votre
hospitalité, pis on va se retirer.
Paysan : oh, ben hé, vous partirez pas d'ici sans boire un petit coup !
Gigi et Nathalie : ah non, non, non !
Gigi : non non, non, on n'a pas le temps, là !
Popey : Ah si, si, si, si !
Gigi : on n'a pas le temps !
Jérôme : Mais volontiers, avec plaisir !
Bernard : Un petit canon vite fait, là, hein ?
Paysan : j'vais chercher la bouteille !
Jérôme : allez ! … J't'en prie, vous êtes quand même un peu dure, ils sont charmants ! Sans
eux, vous seriez encore dans la montagne !
Popey : écoutez, c'est la moindre des politesses, non ?
Jean-Claude : vous êtes fous, vous savez pas c'qu'ils bouffent !
Gilbert : C'était très bon ! […]
paysan : et voilà !
Jérôme : Di-dites-moi, comment vous faîtes pour faire passer le…le crapaud, à l'intérieur de la
bouteille ?
Paysan : ah, alors, ça, on le fait sécher, et pis alors il devient tout fin, alors il rentre, et puis après
avec l'humidité, il gonfle !
Jérôme : ah oui ! … ah oui !
Paysan : voilà !
Jérôme : merci !
Paysan 2 : Alors ça, faut le boire d'un cul sec, hein ! Autrement, ça vous brûle la langue !
Paysan : Ah, bouaf ! ça fait du bien ! Allez, à vous maintenant !
Popey : Ben, à la votre, hein ! C'est…
Bernard : santé !
Jérôme : merci, hein !
Jean-Claude : pis bonne chance surtout !
GLOP !
Popey : Ah, le bouchon a sauté !
Jérôme : santé !
Nathalie : bh bh bhh !
Bernard : ah, aah, aaah !
Jean-Claude : aah, c'est fort !
Bernard : aah, aah, aaaah !
Jérôme : ça débouche la chiotte, ça !
Paysan : c'est pas une boisson pour mauviette, ça !
Popey : Qu'est-ce que c'est qu'cette merde ?
Paysan 2 : C'est de la liqueur d'échalote !
Paysan : mais c'est relevé au jus d'ail, parce que l'échalote tout seul, ça serait trop fade !
Bernard : aaah, bien fouetté !
Gilbert : Assez goûtu ! ça a du retour !
Jérôme : aah !
Gigi : aah !
Bernard : oh la vache !


A LA STATION
Popey : Bon, alors, c'est quoi votre adresse, parce que comme je viens à Paris dans un mois
avec une copine et comme c'est pour quinze jours, trois semaines, ça m'épannerait pour le,
l'hébergement, vous voyez ?
Bernard : Là où on habite ?
Popey : eh, ben oui, votre adresse, quoi !
Bernard : euh, c'est le 10, rue Montmartre.
Nathalie : hein ?
Bernard : c'est le 10, rue Montmartre !
Popey : c'est dans le combien, ça ?
Nathalie : dans le deuxième !
Bernard : c'est dans le troisième ! C'est dans le troisième, Nathalie !
Nathalie : j'ai confondu avec l'étage ! ah, ah !
Popey : et… le numéro de téléphone ?
Bernard : y'a pas encore !
Nathalie : non, c'est un immeuble moderne, y'a pas
Bernard : y'a pas !
Jean-Claude : mais, euh, vous habitez plus Medon ?
Bernard : euh, s.. non, si ! 'fin, c'est-à-dire qu'on arrive, on déménage juste quand on arrive !
Nathalie : On part tout de suite !
Bernard : On a trouvé quelque chose de clair, de plus spatieux, tout ça !
Nathalie : c'est grand !
[….]
Bernard : moi, je pars !
Gigi : salut Bernard !
Gigi : Bon alors ma chérie, tu viens quand tu veux !
Gilbert : Si y'en a qui veulent descendre, n'hésitez pas j'ai de la place !
Christiane : ça sera sans moi ! merci !
[…]
Popey : C'est très gentil, merci beaucoup Bernard ! Allez ! Bonjour à Olive !
Christiane : Au revoir !
Jean-Claude : Dépêche-toi Christiane ! On va être en retard !
Jérôme : Salut ma grande !
Gigi : allez Christiane, Christiane, rentre bien ! Et puis, toutes mes amitiés à Marius, parce que
c'est vraiment un chic type !
Jérôme : Allez !
Jean-Claude : Christiane !


DANS LA VOITURE
Bernard : Oh la la ! Popey, il est gentil mais il est collant !
Nathalie : Tu sais pour tout à l'heure, t'as eu la présence d'esprit, parce que moi je lui aurais
donné la bonne
adresse !
Bernard : Ben oui ! c'est l'genre à s'installer pendant trois mois chez moi
Nathalie : En fin de compte, c'est un garçon qui gagne à pas être connu, Popey, hein ? Ah, ah,
ah !
Bernard : ah oui, ah, ah, ah !
Dans la rue :
Gigi : C'qu'il y a d'bien avec Bernard et Nathalie c'est qu'…ils sont vraiment généreux !
Popey : C'est vrai, ça, sans blague, ils ont le coeur sur la main, tu sais. Ecoute, j'leur ai à peine
demandé et
ils m'ont proposé de m'héberger !
Jérôme : tiens, voilà ! Madame Schmitt qu'y est sorti de la clinique !
Popey : Oh merde ! Madame ! ah madame ! alors !

Par Olivier TSEVERY - Publié dans : Textes intégraux
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